Dans les coulisses numériques, une course silencieuse s'accélère. Ce ne sont plus seulement des humains derrière les claviers, mais des intelligences autonomes qui apprennent, s'adaptent et préparent la prochaine offensive.
Google Cloud prévoit que d'ici 2026, l'IA pilotera intégralement les cyberattaques. Des agents autonomes géreront tout, de la création de malware à l'ingénierie sociale (phishing, vishing), industrialisant la menace à une échelle inédite.

Automatisation totale : L'IA gérera l'intégralité du cycle d'attaque : repérage des cibles, ingénierie sociale avancée (clonage de voix), exploitation de failles et réécriture de son propre code en secondes.
Agents autonomes : Les "agents autonomes" et "l'injection rapide" (prompt injection) sont identifiés comme les méthodes clés permettant aux IA offensives de contourner leurs propres garde-fous.
La riposte IA : En réponse, la cyberdéfense s'organise aussi autour de l'IA, Google développant des filtres ML multicouches pour désinfecter les résultats, bloquer les commandes malveillantes et valider les actions à risque.
Ce qu’il faut retenir : La menace n'est plus l'IA comme outil, mais l'IA comme acteur autonome. Cela force un changement de paradigme pour la cyberdéfense, qui doit désormais anticiper des attaques évolutives, ultra-rapides et capables d'exploiter les failles humaines avec une précision robotisée.
🛰️ Le radar du Big Data
Un rapport Kyndryl révèle que 70% des CEO ont un cloud "accidentel". La sécurité (souveraineté des données) et l'IA (IA pour la cyber) poussent à une refonte stratégique vers le cloud hybride pour garantir l'agilité et l'adoption de l'IA.
SoftBank a vendu sa participation restante dans Nvidia (près de 6 Mds $) pour réinvestir dans d'autres ventures IA. Parallèlement, le CTO IA d'Intel rejoint OpenAI, signalant une consolidation intense des talents et des capitaux dans la course à l'IA.
