Il est tôt ce matin à Bruxelles. Dans les bureaux feutrés de la Commission européenne, plusieurs dossiers brûlants attendent. Parmi eux, un nom revient sans cesse : Google. Et derrière ce nom, une interrogation qui pourrait transformer le paysage du contenu en ligne à l’ère de l’IA…
La Commission européenne a ouvert une enquête antitrust visant Google pour déterminer si l’entreprise a abusé de sa position dominante en exploitant sans compensation ni vrai choix les contenus web et vidéos YouTube dans ses fonctions IA comme AI Overviews ou AI Mode, ce qui pourrait fausser la concurrence.

Vidéos YouTube pour entraîner l’IA : L’enquête couvre également l’utilisation des vidéos YouTube pour former les modèles d’IA, ce qui pourrait favoriser Google sur ses concurrents.
Possible abus de position dominante : L’UE veut savoir si ces pratiques donnent à Google un avantage injuste, en verrouillant l’accès à des données clés et en réduisant le trafic vers les sites tiers.
Ce qu’il faut retenir : Cette enquête est plus qu’un simple contrôle réglementaire : elle touche au modèle même de l’IA générative, à la valeur des contenus originaux, et à l’écosystème du SEO. Selon l’issue, cela pourrait forcer Google à revoir son approche et renforcer les droits des éditeurs.
🛰️ Le radar du Big Data
Un papier du High-Level Group de l’UE identifie comment les grandes plateformes peuvent tirer des avantages inégalés de l’accès aux données et à l’infrastructure IA, un contexte qui éclaire l’enquête sur Google et souligne la nécessité d’articuler correctement le Digital Markets Act avec la régulation de l’IA.
Meta vit un tournant majeur en 2025, recentrant massivement ses efforts sur l’IA tout en réduisant ses ambitions Metaverse. Cette évolution s’accompagne de restructurations internes, de tensions culturelles et d’un débat sur l’efficacité stratégique de ce repositionnement dans un marché IA de plus en plus compétitif face à Google et OpenAI.
