Alors que la Silicon Valley reste largement hypnotisée par les prouesses génératives des LLM, une fronde silencieuse s'organise sur le Vieux Continent, promettant de redéfinir notre conception même de l'intelligence artificielle en passant du simple texte à la compréhension physique du monde.
Yann LeCun, ex-directeur scientifique IA chez Meta, lance AMI Labs, une startup dédiée aux « modèles du monde ». Il vise une levée de fonds de 500 M€, valorisant l’entreprise à 3 Md€, pour créer une alternative européenne aux modèles génératifs dominants.

Valorisation record : La startup en cours de création vise une valorisation initiale de 3 milliards d'euros, soutenue par une levée de 500 millions d'euros auprès d'investisseurs, bien que les discussions soient encore à un stade précoce.
Alliance stratégique avec Nabla : Alexandre Lebrun quitte son poste de PDG chez Nabla pour diriger AMI Labs. Un partenariat stratégique offrira à Nabla un accès prioritaire à la technologie pour développer des agents médicaux certifiables.
Rupture technologique : Contrairement aux LLM qui prédisent du texte, AMI Labs se concentrera sur des systèmes capables de raisonner, de planifier et de comprendre le monde physique (spatial, vidéo). Cela ouvre la voie à la robotique avancée.
Ce qu’il faut retenir : Ce mouvement marque un schisme technologique : la fin de l'hégémonie du « tout génératif » au profit d'une IA capable de raisonnement physique (World Models). En choisissant Paris contre la Silicon Valley et en débauchant un top talent de l'écosystème français (Lebrun), LeCun positionne l'Europe comme le futur laboratoire de l'AGI.
🛰️ Le radar du Big Data
Selon une alerte publiée le 22 décembre, de nombreuses entreprises ne disposent pas des compétences ou des stratégies adaptées pour contrer les vulnérabilités propres aux systèmes IA, notamment les attaques par manipulation de prompts et l’exploitation de modèles. Cela expose de nouveaux vecteurs de risques.
Les licenciements liés à l’IA aux États‑Unis ont dépassé 50 000 emplois en 2025, avec des géants tech (Amazon, Microsoft, IBM, Salesforce) citant l’automatisation IA comme facteur clé de réduction des coûts, soulignant la transformation du marché du travail.
